Vendredi 11 juillet 2008

Le recours aux codes pour mieux comprendre la trajectoire d'un individu ou la signification d'un événement n'est pas indispensable. Quelquefois, il est préférable de se référer aux Textes hébraïques en clair. Ci joint deux passages: l'un issu de Jérémie (chapitre 34) et l'autre du Midrash Yalkout Shimoni. Je vous ai traduit ces deux textes, tout en laissant – pour les connaisseurs - l'original, en hébreu.

כי זבח ל"ה בבצרה .......וטבח גדול בארץ אדום:

כי יום נקם ל"ה שנת שילומים לריב ציון : ונהפכו נחליה לזפת ועפרה לגפרית והיתה ארצה לזפת בוערה : ולילה ויומם לא תכבה לעולם יעלה עשנה מדור לדור תחרב לנצח נצחים אין עובר בה:

 

"C'est un sacrifice pour D. à Batsra, un grand massacre en terre d'Edom "...."Jour de vengeance pour D. , année de représailles pour la cause de Sion. Les torrents d'Edom se transforment en poix et la poussière en souffre. Sa terre sera embrasée de poix. Jour et nuit, elle ne s'éteindra, sa fumée, montera pour toujours. De génération à génération, elle restera en ruines et plus jamais nul n'y passera".

 

אמר רבי יצחק: שנה שמלך המשיח נגלה בו , כל מלכי אומות העולם מתגרים זה בזה: מלך פרס מתגרה במלך הערבי , והולך מלך הערבי ליטול עצה מהם, וחוזר מלך פרס ומחריב את כל העולם, וכל האומות העולם מתרעשים ומתבהלים ונופלים על פניהם , ויחזו אותם צירים כצירי יולדה, וישראל מתרעשים ומתבהלים ואומרים: להיכן נבוא ונלך? ואומר להם: בני , אל תתייראו , כל מה שעשיתי , לא עשיתי אלא בשבילכם! מפני מה אתם מתייראים? אל תיראו! הגיע זמן גאולתכם ! ולא כגאולה ראשונה גאולה אחרונה , כי גאולה ראשונה היה לכם צער ושעבוד מלכות אחריה , אבל גאולה אחרונה - אין לכם צער ושעבוד מלכות אחריה

  •  

"Rabbi Its'hak a dit: l'année où le Roi Messie se dévoile, tous les rois du monde se provoquent, l'un l'autre; Le roi de Perse provoque le roi d'Arabie, qui va chercher conseil auprès des Nations, et le roi de Perse revient ( ou change d'avis) et détruit de fond en comble le monde entier. Et toutes les nations du monde crient et s' effraient et tombent sur leur face. Et ils sont pris de douleurs comme des contractions de grossesse. Et Israël crie, s'affole et dit: où iront -nous ? Et Il dit: mes fils n' ayez pas peur; tout ce que J'ai fait, Je ne l'ai fait que pour vous. Que craignez-vous ? Est arrivé le temps de votre délivrance. Non pas comme la première délivrance mais comme la dernière délivrance. Car la première délivrance ne vous a provoqué de la tristesse et vous a soumis à la domination des Nations. La dernière délivrance ne vous provoquera pas de tristesse et vous ne serez pas soumis à quiconque."

Ces deux textes qui annoncent la Grande Guerre - plus connue comme la guerre de Gog au  pays de Magog - où s'affronteront Edom, lire l'Occident, les Nations arabes et la Perse, lire l'iran, sont bien connus dans la littérature apocalyptique hébraïque, qui annonce la fin des temps, la venue du messie et la délivrance finale d'israël. La ville de Batsra, en Babylone, au confluent du Tigre et de l'Euphrate est également souvent citée dans d'autres Textes midrachiques et talmudiques. Mais puisque mon propos est de traiter de géopolitique, il est nécessaire de retomber sur ses pieds; à savoir sur la géographie moderne. La ville qui se trouve au confluent du Tigre et de l'Euphrate, dont parle Jérémie, n'est autre que la ville de Bassora, deuxième ville d'Irak, et estuaire commun du Tigre et de l'Euphrate, à Chatt-el- Arab, soit à 55 km du Golfe persique. A deux pas de l'Iran et du Koweit.

L'emplacement géographique mentionné dans les textes hébraïques et sur l'Atlas moderne, sont identiques et ne laissent part à aucune ambiguïté. Or, c'est précisément à Bassora que, nous dit Jérémie, les cataclysmes vont se produire. Il faut noter que c'est déjà fait, en partie; les affrontements entre sunnites et chiites, puis entre entre les chiites entre eux, ont déjà commencé depuis un bon moment, et les scènes de désolation ne manquent pas.

Si on observe attentivement le texte de Jérémie; on découvre des termes étranges: tels que "la terre sera embrasée de poix  qui brûlera sans arrêt" et  "la poussière se transformera en soufre".

Jérémie reprend les termes chimiques connus  de son époque.

Or qu'est ce que la poix, sinon une matière facilement inflammable, composée de résine et de goudron. il existe d'ailleurs, non loin de Clermont- Ferrand, un lieu désigné Puy de la Poix. C'est un lieu où des hydrocarbures suintent naturellement, au niveau d'une source, et forment un ruisseau de bitume. Il s'agit tout bonnement d'une forme de pétrole, qu'il n'y a pas lieu d'aller chercher dans les entrailles de la terre. Il est plus que vraisemblable que Jérémie, à son époque, a été témoin d' affleurements naturels d' hydrocarbures.

Quant au soufre, autre matière inflammable, qui sert entre autre, à fabriquer des allumettes, il est connu depuis la nuit des temps à cause des éruptions volcaniques. Le pétrole, par ailleurs, contient des composés du soufre.

Quant à la poussière qui se transforme en soufre, cela n'est pas sans évoquer des retombées radioactives qui retombent du nuage atomique, sous forme de poussières. La totale !

Quant aux propos rapporté par rabbi Itshak, ils ne font que présenter ce que nous voyons tous les jours: querelles entre les grandes puissances quant à la conduite à tenir sur l'Iran, trouille intense des pays arabes producteurs, de se voir atomiser par la Perse, et/ou de perdre leurs pétro-dollars, inflexibilité d'Ahmadinejad et consorts; qui ne cèdent pas un pouce de terrain quant à leurs intentions, tergiversations d'Israël.

Il ne reste plus qu'à attendre la venue du Roi Messie. Mais, "ceux qui croient au ciel et (surtout), ceux qui n'y croient pas", devraient quand même reconnaître la pertinence des prévisions de nos Anciens, et leurs analyses géopolitiques.


par Alexandre
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Mardi 8 juillet 2008

En 1769, Rabbi Heilprin publie le "Sédér Hadorot", qui comprend une chronologie d'événements et de personnages, depuis la Création du monde lorsqu'en 1696. Il est le premier des rabbins généalogistes à rapporter les origines des grandes familles rabbiniques et en particulier les Tanaïm et les Amoraïm. Cet ouvrage fait autorité, et trouve sa place dans toutes les bonnes bibliothèques. Il permet notamment de lister et dater les Sages qui ont reçu – Kabbala - la tradition de leurs prédécesseurs, tels qu'il sont mentionnés dans les Pirkei Avot.

On va s'intéresser à Rabbi Yéoshoua Ben Pera’hia, qui nous a laissé la fameuse maxime "Assé lekha rav .... " Fais-toi un maître et achète un compagnon d'étude et juge tout homme selon la balance de son mérite. Ben Pera’hia était associé dans la chaîne de transmission à Nathan Haarbéli; la coutume voulait que la transmission se fasse à cette époque par pair de rabbins.

Ben Pera’hia a vécu du temps du roi Yanaï II soit Alexandre Yanaï, qui détestait cordialement le Hakhamim, au point d'en massacrer un grand nombre. Pour échapper à la tuerie, il s'enfuit de Jérusalem.

A la page 107/2 du Traité Sanhédrin , on raconte une étrange histoire, qui aura des conséquences tragiques pour les 2000 ans à venir. Je vous rapporte une traduction, extraite de mon roman: "Mon âme pour un baril".
« C’était du temps du roi Yanaï qui massacra les ‘Hakhamim, Rabbi Yéoshoua Ben Pera’hia et son élève Yeshou s’enfuirent à Alexandrie, qui est en Égypte. Lorsque la paix fut revenue entre le roi et les ‘hakhamim, Shimon ben Shata’h (éléve de Yéoshoua Ben Pera’hia) envoya une lettre à Rabbi Yéoshoua ben Pera’hia lui demandant de revenir à Jérusalem qui s’était vidée de ses Sages et se languissait d’eux. Ben Pera’hia plia bagages et se mit en route pour Jérusalem accompagné de Yeshou. En chemin, ils s’arrêtèrent dans une auberge, où le Sage fut reconnu et grandement honoré. Ravi par cet accueil, Ben Perah’ia s’adressa à Yeshou : “Comme elle est belle cette auberge”, lui dit-il. “Pas tant que ça lui, répondit Yeshou, l’aubergiste a des yeux trop étroits.” “Mécréant que tu es, c’est donc de cela que tu t’occupes, à regarder une femme mariée.” Ben Pera’hia fit sonner quatre cent cornes de bélier et le mit au ban de la communauté. Maintes fois, Yeshou revint devant son Maître, repentant, pour qu’il revienne sur sa sentence, mais sans résultat. Un jour, Yeshou se présenta de nouveau devant Yéoshoua, qui était enfin décidé à accepter sa repentance. Le Maître était en train de prononcer la prière du Chema Israël et par conséquent ne pouvait répondre à Yeshou. Il fit signe avec la main à son élève de patienter jusqu’à ce qu’il termine sa prière. Mais Yeshou ne comprit pas le sens du signe et l’interpréta comme un refus de lui pardonner. Il pensa : “Mon Maître de nouveau me rejette”. Il partit, prit une brique et se prosterna devant elle. Plus tard, Ben Pera’hia lui dit : “Reviens !”, ce qui signifie abandonne tes mauvais penchants et reviens vers une autre conduite. Yeshou lui répondit : “N’est-ce pas toi qui m’a appris que celui qui péche et fait pécher les autres, on ne lui permet pas de revenir ?”

même page, plus loin :

— Le Sage dit : “Yeshou se livra à de la sorcellerie, incita les autres à pécher et fit tomber Israël, on ne peut lui permettre de revenir (faire téchouva).” Rabbi Shimon ben Eléazar ‘holék ne partage pas l’avis du Sage. “Il faut, dit-il, que la main gauche repousse et la droite rapproche.” Sous entendu, si Ben Pera’hia s’était montré un tant soi peu plus souple, Yeshou n’aurait pas pris un mauvais chemin.

En page 103, toujours du Traité Sanhédrin, il est également question de Yéshou, qualifié cette fois de Hanotsri, qui veut dire soit de Nazareth soit le Nazaréen.

Le problème avec l'épisode de l'auberge, telle qu'elle est décrite dans le Talmud, est qu'elle se passe en l'an 3704 après la création du Monde. Yéshou, d'après le Sédér Hadorot, avait alors 33 ans ce qui signifie qu'il serait né en l'an 3671.

Ce point pourrait apparaître comme un détail sans importance aucune, d'autant plus que la datation est hébraïque, donc incompréhensible. Il n'en est rien, parce que le Jésus auquel se réfèrent les chrétiens serait né en l'an 3761 ou 3760, qui correspond à l'année 0 de la chrétienté, et que, par conséquent le Yéshou dont parle le Talmud serait né 90 ans plus tôt (– 90 av JC )

Le Yéshou Hanotsri, cité par le Talmud, dont on dit tant de mal,   ne peut donc, en aucun cas, être le Yéshou des Chrétiens. Ce dernier a vécu au temps de Rabbi Shimon ben Hillel, juste après Hillel et shamaï.

Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse d'un scoop et que le sois le seul à avoir fait cette découverte . Déjà au Moyen-Age, le rabbin Yéhiél de Paris, déclare qu'il n'y a aucun rapport entre l'élève de Ben Pera’hia et Jésus de Nazareth. Tous les calculs sérieux arrivent à la même conclusion.

Donc, il y a bien eu deux Jésus. Si la Hiérarchie catholique n'avait pas expurgé le Talmud et le Midrach de toutes les références ou pseudo références au Nazarééen, cette vérité aurait déjà été intégrée depuis des siècles. En effet, même si la date précise de la naissance du jésus des Chrétiens souffre d'imprécision, la marge d'erreur ne peut pas être de 90 ans, ne serait-ce qu' à cause des autres personnages qui sont cités, tels Ponce Pilate.

Je me suis contenté de vous livrer des faits. Quant aux conséquences de cette confusion, libre à chacun de lui donner sa propre interprétation, et/ou de refaire les calculs.


par Alexandre
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Lundi 30 juin 2008

La guerre du Vietnam a laissé un - parmi d'autres -  traumatisme insupportable; en effet, un nombre considérable de boys partis combattre au Vietnam ne sont jamais revenus, et pire encore, le lieu de leur sépulture sera à jamais inconnu. C'est précisément ce que veut éviter Ahmadinejad aux américains et aux israéliens qui tomberont au champ d'honneur, lors du prochain affrontement en Iran. Tous ces aviateurs qui, avant de larguer leurs bombes sur les centrales nucléaires iraniennes, seront abattus par la DCA iranienne, risquent de pourrir dans un bout de désert. Alors, pour que leurs familles respectives ne subissent plus le même traumatisme, l'Iran a décidé, par avance, de creuser des tombes afin qu'ils soient dignement enterrés, et que leurs proches sachent où ils pourront se recueillir, dans une une plusieurs générations, lorsque l'Iran dominera le monde.

A cette fin, Ahmadinejad, a donné ordre de creuser des tombes. Pas une ou deux mais 320000 tombes, judicieusement reparties à travers tout le territoire. Le général Mir-Faisal Baqerzadeh a été promu à cette haute fonction. Outre son boulot de croque-mort , il sera également responsable de veiller sur la population civile iranienne, qui recevra, si jamais une ou deux bombes américano- israélienne atterrissent par mégarde sur le sol iranien, de l'eau, de la nourriture, des médicaments, et un traitement plus décent que lors de la guerre irako-iranienne de sinistre mémoire. C'est bien, Ahmadinejad et son patron l'Ayatollah Elie Hamani ont du "savoir mourrir"

Seulement voilà, le petit peuple iranien doute de la sincérité de ses dirigeants : et si les tombes leurs étaient destinées, et si la DCA iranienne n'arrivait pas abattre les le bombardiers américains et iraéliens. Et si...?

Après le scénario catastrophe côté iranien qui devrait se traduire par 320000 morts, dignement enterrés, imaginons un autre scénario non moins apocalyptique, dans le camp des ""bons". Les iraniens lâchent leurs missiles pointés sur Tel-Aviv, et la DCA israélienne ou autres missiles anti-missiles plus sophistiqués, n'arrivent pas à les arrêter, quelle en sera la conséquence su la population ? Le pikoud haoréf, c'est ainsi que l'on désigne en Israël, l'unité chargée de la protection civile est-il aussi prête que le sont les iraniens qui ont déjà creusé leurs tombes ?

Ce n'est pas de gaieté de coeur que j'écris cet article, et j'espère qu'il ne dépassera pas le stade du scénario catastrophe, Il n'empêche que les signes avant coureurs existent et en particulier la visite en israël de l'Amiral Michael Mullen, chargé de coordonner les forces israéliennes et américaines dans le cas d'un attaque aérienne sur le les bases sensibles iraniennes. Il ne s'agit pas de n'importe quel général ou amiral d'opérette, mais du chef des Opérations, le planificateur de l'attaque.

J'ignore les dégâts que peut occasionner l'Iran à Israël; et souhaite ardemment qu'il n'y en ait pas du tout, mais les représailles iraniennens peuvent prendre une autre tournure, en s'attaquant à l'approvisionnement du pétrole. Quelques bateaux judicieusement coulés dans le détroit d'Ormuz, empêcheront pour un bon bout de temps le cheminement des tankers gorgés de pétrole en direction de l'Occident.

D'ici à ce que les américains parviennent à dégager le Détroit, le baril de brut se vendra à à 450 dollars (voir mon article sur le prix du baril, selon le code de la Torah ) et non à 200 dollars, comme le prévoient les spécialistes timorés. Et alors, viendra l'heure des vaches maigres, telle qu'elle sont décrites dans le rêve de Pharaon.

Donc la vraie question est de savoir si le monde aura droit à un Joseph inspiré et compétent qui saura gérer la catastrophe ? Bien sûr, il s'agit d'un scénario "Apocalypse now", bien que les les trous que creusent les iraniens, soient bel et bien une réalité.


 

par Alexandre
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Vendredi 13 juin 2008



La fascination pour l'Orient ne date pas d'hier; surtout de la part des hommes politiques français. Sans remonter à Napoléon et aux pyramides, rappelons seulement la fascination du sieur Chirac pour feu Saddam Hussein, de sinistre mémoire, pour Harriri et consorts, et pour tous les cheikhs enkéffiés qui sont si pittoresques avec leur poignards courbes, sertis de diamants et... leurs pétro-dollars. Notre Sarkozy national ne déroge pas à la règle. C'est vrai que l'on parle mieux avec Dieu dans le désert. Aussi, il a décidé de laisser sa marque dans cet Orient si compliqué, mais si fascinant.

Après le désert lybien et son inénarrable guide Khadafi, Sarkozy a multiplié les déplacements, privés ou officiels, à Pétra en Jordanie, au Maroc, en Tunisie et que sais-je encore, je ne le suis pas à la trace. Ayant bien étudié le problème et constatant que les Chefs d'Etat de notre époque, à commencer par Bush l'espiègle, ne sont décidément pas à la hauteur de leur mission historique, il a décidé de commencer par le commencement, à savoir unifier les rives de la Méditerranée. Vous savez, celle de Tino Rossi, "aux rives d'or ensoleillées, ses rivages sans nuages, Tra la la". D'où l'idée magistrale de l'Union pour la Méditerranée, ou quel que soit le nom qui sera retenu.

Paradoxalement, le principal opposant à l'idée est son pote et premier invité officiel en France , Mouamar Khadafi. Cet homme fier, déclare, qu'il n'a pas besoin de la sollicitude des pays européens nordiques, que les arabes ne sont pas des chiens à qui l'on jette des os. Qu'ils ont assez de fric pour ne pas avoir à faire la manche. Et il a raison.

Mais quand Sarkozy tient un os, il ne le lâche pas. Assisté par Kouchner, l'aventurier, et son Quai d'Orsay, qui sait ce que Orient veut dire, il multiplie les contacts avec les principaux protagonistes de l'Orient compliqué dont on a parlé plus haut. A commencer par des entretiens, informels bien sûr, avec le Hamas, ce Mouvement révolutionnaire, mais combien respectable, puisqu'il est sorti des urnes. C'est normal, car géopolitiquement parlant, la bande de Gaza longe la Méditerranée.

La rive sud de la Méditerranée; à savoir Maroc, Tunisie et Algérie, étant, à priori acquise à la cause, il poursuit ses tentatives de séduction vers l'est. Et quelle meilleure cible que le Liban. Mais pas n'importe quel Liban: un Liban pacifié, uni, fraternel, où le loup et l'agneau, pardon les Druzes, les Chrétiens, les Chiites, Seniora, Nassrallah, le Général et Président Michel Suleiman, broutent ensemble, l'herbe verte des plaines de la Bekkaa, où poussent des jolies fleurs qui font tourner la tête. Sarkozy part donc à l'assaut du nouveau Liban, qui sera pour lui un partenaire précieux, dans son projet méditerranéen. Oublié le droit de veto du Hezbollah à toute initiative parlementaire qui ne serait pas à son goût, oubliée l'armée libanaise qui a fait allégence aux chiites, oubliée l'influence syrienne, qui considère que le Liban n'a jamais constitué un Etat indépendant, depuis l'époque de la Grande Syrie. Ces tracasseries mineures n'empêchent pas Sarkozy de faire un voyage éclair, mais combien symbolique au pays du cèdre. Il n'y va pas tout seul, d'ailleurs, mais accompagné par les fidèles et les opposants. Hollande, Buffet, Bayrou, pris au piège, le suivent du bout des lèvres, mais le suivent quand même. L'union sacrée pour une cause sacrée, et consacrée à une cause qui les transcende tous.

Veni, Vidi, mais pas encore Vici, car voilà, il manque un larron à la fête: Bachar-El-Assad, le vrai patron du Liban, n'assiste pas au déjeuner. Qu'à cela ne tienne, on va l'inviter à Paris, assister au défilé du 14 Juillet, et comme le défilé commence de bonne heure, il arrivera la veille ou l'avant veille, histoire de participer à la Conférence de Paris qui traitera des rives ensoleillées de la Méditerranée. CQFD. Peut-être que Moubarak se joindra à lui, et ainsi, tous les riverains seront là, prêts à ratifier un avant Traité, ou n'importe quel chiffon de papier qui fera date.

C'est vrai qu'il manquera un invité, de seconde zone, à la conférence de Paris du 13 Juillet: Israël. On va l'inviter, mais sans l'inviter vraiment, parce que si on l'invite, alors les autres ne viendront pas. Qu'à cela ne tienne, Sarkozy a trouvé la parade: il va organiser une réunion historique entre Assad et Olmert. Une poignée de main franche et vigoureuse, quelques bons clichés, et le tour est joué. Ca a quand même plus de gueule que la médiation turque entre la Syrie et Israël, où les photographes sont interdits de séjour.

Bien sûr, il reste un problème non résolu: c'est la visite programmée depuis des lustres de Sarkozy en Israël. Elle doit avoir lieu le 22 Juin. Moi, à sa place, je l'annulerai, parce que ça fait désordre. D'une part, aller en Israël pour discuter avec un dirigeant en bout de course comme Ehoud Olmert, ça n'a pas de sens, et d'autre part, ce déplacement présidentiel risque de jeter une ombre sur la conférence de Paris, à laquelle notre président tient tant. Sachant que Sarkozy a l'habitude de suivre mes conseils, je suis convaincu que la visite sera reportée aux calendes arabes.

Ca m' attriste un peu, parce que je pensais que Sarkozy était un ami sincère d'Israël, et qu'entre amis, on a l'habitude de se rendre visite. Mais quelque part, je le comprend: ce qui le meut, ce sont les intérêts supérieurs de la France, or la France manque cruellement de pétrole et risque d'en manquer encore plus. Si l'on veut éviter une explosion sociale parce que le litre d'essence vaudra aussi cher qu'un litre de rouge ou un paquet de cigarettes, alors on a intérêt à anticiper et créer des liens fraternels avec les fournisseurs.

Alors, Israël peut attendre, et même attendre longtemps, la visite de Sarkozy. Mais après tout, l'attente ça nous connaît. C'est dans nos gènes.

Je ne vais pas abuser de mes conseils à notre président, néanmoins j'aimerais lui faire remarquer, que tous ceux qui ont tenté de changer, pacifiquement, quoi que ce soit dans cet Orient incompréhensible, se sont, au pire, cassé les dents, ou, au mieux, ont perdu leur temps et notre argent. Observez une Condoleeza Rice qui s'est démenée comme une poule saoule, sans aucun résultat. Les exemples abondent. L'Orient comporte une pesanteur qui échappe aux lois de la physique. Seul le temps est une variable à prendre en compte, à la condition de ne pas être pressé. Or pour Sarkozy, ça urge. Donc, c'est perdu d'avance.

par Alexandre
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Mercredi 11 juin 2008

Une recherche rapide m'a permis de le découvrir assez aisément dans le code de la Torah. Pas très compliqué: il suffisait de taper Barak Obama en hébreu, puis d'en faire de même avec John McCain. Attention toutefois aux fautes d'orthographe. Certains pourraient me rétorquer que le Nom complet d'Obama serait Barak Hussein Obama; mais la norme dans les codes est d'utiliser le nom courant ; et dans ce cas précis un nom qui ne prête pas à controverse.

La règle du jeu consistait à trouver le mot NASSI, soit Président. Dans le cas où il apparaîtrait pour les deux candidats, la recherche serait nulle et non avenue. J'ai voulu un peu sophistiquer  en tapant également le mot KOUCHI ; soit Noir, qui, vous l’admettrez, ne s'applique qu'à un seul d'entre eux.






Les résultats ont été probants. Barak Obama est apparu quatre fois dans le code de la Bible; et à chaque reprise, les mots Président  et Noir apparaissaient plus ou moins proches de son nom.


Dans le cas de Mc Cain, la seule fois où le mot Président est apparu, ce dernier était suivi de Noir, comme pour bien lui faire comprendre que le prochain président des Etats-Unis sera coloré ; ce qui n’est vraiment pas son cas.

J’ai remarqué des choses fort intéressantes sur la matrice clé d’Obama, mais ce sera l’objet d’un prochain article.

Une petite remarque en passant : dans Wikipédia-je- sais- tout, il est expliqué que BARAK viendrait de Baraka en arabe, soit chance. Je n'en disconviens pas, mais précisons quant même que Barak signifie aussi Eclair en hébreu. Voir Ehoud Barak, dont l'éclair s’est un peu terni ces derniers temps.

 

par Alexandre
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Jeudi 5 juin 2008

Les cours du pétrole ne cessent de grimper; les pécheurs bloquent les ports, les camionneurs bloqueront les routes, les agriculteurs râlent, en attendant les autres corps de métiers qui vont se joindre à la valse.

Pendant ce temps là, les pays du Golfe engrangent des pétro-milliards, dont une bonne part servira à s'offrir des sociétés occidentales. Celles-ci, qui peinent de plus en plus à dégager des profits du fait de l'augmentation du prix des carburants, seront de moins en moins chères, donc prêtes à se vendre à ceux qui précisément les étranglent.
Le consommateur lambda ne bénéficiera d'aucune réduction de TVA ou d'autres prélèvements de l'Etat sur le litre d’essence, car il faut bien rembourser les intérêts de la dette publique, contractée par des gouvernements successifs irresponsables. 
Chaque bébé qui vient au monde dans notre beau pays, avant son premier vagissement, est endetté à hauteur de 20.000 Euros. Beau début de vie.

L'Etat qui n'est absolument pas en mesure d’arrêter la spirale inflationniste distillera des promesses, arrosera de ci, de là, les corps de métiers les plus remuants, et se retranchera derrière un phénomène mondial non maitrisable. Et surtout, surtout, n'aura pas l’honnêteté de dire à ses citoyens que les beaux jours sont finis, que l'on entre dans une civilisation de privations et d’incertitudes, où il faudra repenser complètement son mode de vie.

J'ai voulu chercher dans la Torah le point de rupture où le baril de pétrole vaudra si cher que l'économie mondiale en sera bouleversée avec des conséquences difficilement prévisibles pour les habitants de la planète et je l'ai trouvé dans la matrice située entre  Ezékiel 20:27 et Psaumes 52:10, Il se situait à 300 euros le baril.

Cette fois j'ai voulu aller plus loin: affiner le coût de 300 Euros le baril et, contrairement à mon habitude, me livrer à une recherche prospective. J'ai donc injecté dans la matrice citée plus haut les années 5769 et suivantes jusqu'à 5775. Une seule année est apparue, 5770 (HTASHA) qui correspond à la période qui va du 19 septembre 2009 au 29 septembre 2010. J'ai ensuite cherché d'autres codes dans la Torah où le mot baril de pétrole apparaissait. J'en ai trouvé deux autres, et dans les deux cas figurait l'année 5770.

Soit trois matrices qui renvoient sur un baril de pétrole à 300 Euros et sur l'année 5770.

Dans un deuxième temps j'ai voulu affiner  le chiffre de 300 Euros. Dans la matrice qui va des Nombres 32:16 à Rois I 17:10, j'ai trouvé une indication intéressante; à savoir que le chiffre 200 Euros (Rech = 200) croise 300 euros (Shin = 300).








On pourrait en déduire que le
prix médian serait 250 euros.


Cette recherche, qui devra être affinée, fait ressortir les mots Arabe, Perse et guerre.

Il est clair qu'une confrontation avec l'Iran ne manquera pas de bloquer le détroit d'Ormuz, empêchant du même coup l' approvisionnement en pétrole de l'Occident, mais ce n'est qu'un hypothèse parmi d'autres.

Cette étude n'a pas l'ambition d'être, comme je l'ai souvent répété,  parole d'Evangile,  mais ses conclusions sont loin d'être invraisemblables. Si les pays producteurs n'ont aucun intérêt à étrangler leurs clients, un dirigeant irresponsable tel qu'Ahmadinejad peut parfaitement décider de bouleverser les données économiques mondiales, en espérant y trouver son compte.

A titre indicatif, un baril de pétrole à 250 Euros signifie un prix à la pompe de 4 Euros le litre d'essence.

 

 


http://idata.over-blog.com/1/09/80/40/nouvelles-images/5770.jpg

par Alexandre
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Mercredi 4 juin 2008
Les limites dans le code de la Torah résident dans notre imagination limitée et non dans la Torah qui ne connaît aucune limite. Parce que l’on ne sait pas ce qu’il y a lieu de chercher vraiment et parce que l’on n’ose pas pousser les recherches dans des voies à priori improbables. Ainsi, j’ai cherché à "mettre la Torah au défi" de me livrer le nom de l’assassin de John Kennedy.











La première recherche consistait à identifier
John Kennedy dans la Torah ainsi que le mot meurtre et la ville Dallas. J’ai trouvé les trois mots. (Précision linguistique: j’ai orthographié Dallas en utilisant uniquement les consonnes).

Cette recherche m’a pris beaucoup de temps et s’est apparentée à une véritable enquête policière. J’ai procédé par élimination, cherchant l’un après l’autre les assassins présumés de Kennedy et les éliminant au fur et à mesure, si leur nom ne figurait pas dans le code.

J’ai commencé par le suspect le plus évident; à savoir Lee Oswald que j’ai orthographié en hébreu de différentes façons. Inconnu au bataillon.

J’ai continué par la piste cubaine; en effet Fidel Castro, après l’épisode de la Baie aux Cochons avait de bonnes raisons d’en vouloir à un Président américain qui n’était pas précisément un ami. J’ai donc injecté Castro, Cuba… Nada !

J’ai introduit l’assassin d’Oswald ; à savoir Rubin. Inexistant.

J’ai également exploré la piste du Vice président de l’époque; Johnson, qui aurait peut-être aimé devenir Vizir à la place du Shérif. Nenni.

Alors en désespoir de cause j’ai mis Mafia et là encore je n’ai rien trouvé.

Donc, John Kennedy figurait dans la Torah, accompagné du mot assassinat et de la ville Dallas mais pas de trace des assassins présumés. Aurais-je mis la Torah en défaut ? Et puis j’ai eu une crise de modestie : étais-je au courant de toutes les pistes qui ont été explorées à l’époque. Je me suis reporté à Wikipédia et j’ai découvert une piste dont je n'avais jamais entendu parler. John et Robert Kennedy voulaient se débarrasser du tout puissant Edgar Hoover, patron du FBI qui aurait été par ailleurs un homosexuel et n’aimait pas trop que cela se sache. La Mafia était bien entendu au courant et voulait le faire chanter ou le faisait chanter.

Ne trouvant pas le mot Mafia j’ai introduit Pesha, crime, Hooversexe et homo. Et j'ai  trouvé les quatre mots dans la matrice. Ce qui donne : 

John Kennedy – meurtre - Dallas – crime – sexe – homo - Hoover. 

Et tout cela dans un mouchoir de poche. Dernière information : Lyndon Johnson, le successeur de Kennedy aurait nommé Edgar Hoover président à vie du FBI !

Ce n’est qu’une recherche dans les codes de la Bible et, comme je l’ai déjà souligné par ailleurs, ce n’est pas parole d’Evangile; je n’aimerais pas trop que la CIA et le FBI me cherchent des poux dans la tête

 

par Alexandre
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Jeudi 29 mai 2008

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Savez-vous pourquoi la France s’appelle Tsarfat  en hébreu ?
Tout simplement parce qu’un rabbin l’a décidé ainsi.

 

D’accord, il ne s’agit pas de n’importe quel rabbin, puisque c’est Rashi en personne qui, commentant le livre du prophète Ovadia, a décrété que Tsarfat désignait  Francia, et qu’il fallait le croire sur parole.

Donc, pour faire simple : Rashi, qui vivait à Troyes, au Moyen-Age, commente le Livre d’un Petit prophète nommé Ovadia,  qui vécut entre le V et le VII siècle, avant l’ère ordinaire, et nous dit, s’appuyant sur d’autres commentateurs, que désormais la France s’appellerait Tsarfat et l’Espagne Sefarad.

Pourquoi  ai-je dit qu’Ovadia était un petit prophète ?  Parce que qu’il était petit par la taille ou parce que ses prophéties avaient moins de consistance que celles d’autres Grands prophètes tels qu’Ezekiel ou Jérémie ? Pas du tout, Ovadia était un immense Prophète, au même titre que les autres, mais ses écrits sont condensés dans un seul chapitre d’une étonnante densité, qui traite de la fin des temps et du retour des Hébreux sur leur terre, après de longues années d’exil C’est donc un prophète court.

A priori, rien dans sa prophétie ne permet d’affirmer que les lieux auxquels il se réfère, se rapportent à la France et à l’Espagne.  Je traduis le texte d’Ovadia 20 : "et l’exil de cette armée des enfants d’Israël, des Cananéens jusqu’en Tsarfat, l’exil de Jérusalem qui est en Sépharade  hériteront les villes du Néguev". Or dans un passage de Rois I 17:9 ; il est écrit "Va, Tsarafta  qui est du côté de Sidon" Or, Sidon est au Liban, près de la ville de Tyr. Donc, à priori aucun rapport avec la France, malgré l’amitié qui lie aujourd’hui les deux pays.

Un autre commentateur de poids, Ibn Ezra, contemporain de Rashi, qui vécut en Espagne,  va encore plus loin et nous dit qu’en fait les Cananéens cités dans le Texte d’Ovadia ne sont pas les Palestino-Cananéens que nous connaissons, habitant la Terre sainte, mais tout bonnement les Allemands, habitant le pays d’Alemania. Si effectivement Séfarad désigne l’Espagne depuis l’Antiquité,  l’apparition de l’Allemagne et de la France comme lieu d’exil des juifs représente un véritable scoop.

Ayant pris l’habitude depuis mal d’années de considérer les commentaires de Rashi comme parole d’Evangile, je suis obligé de le croire sur parole. Il connaissait mieux que moi le texte cité dans Rois I, et s’il n’a pas considéré que Tsarfat désignait une contrée située au Liban, il devait avoir de bonnes raisons à cela.  Donc, Tsarfat,  depuis mille ans désigne la France ;  et ce n’est pas négociable, puisque c’est Rashi qui le dit.

Voyons donc ce que signifie le mot Tsarfat en hébreu. Pour cela il est nécessaire de triturer un peu le mot.

Le verbe  LiTSRoF signifie rassembler, unir, combiner ; mais aussi épurer, purifier un métal, une société, en séparant la partie noble de celle qui ne l’est pas. SaRaF, dont provient sans doute TsaRaF, signifie bruler tout simplement.

En inversant les lettres, on trouve PaRaTS qui signifie éclater, exploser, s’étendre,  comme une maladie contagieuse  qui se développe, sans pouvoir s’arrêter. LéHiTPaRéTS, qui comporte la même racine P- R- TS, est une manifestation incontrôlable, un Mai 68 en quelque sorte ou la prise de la Bastille par la foule déchainée.

La France est donc un tissu de contradictions. D’un côté, elle rassemble ce qui s’assemble, tout en épurant, mettant au rencart ce qui n’est pas noble et précieux ; mais d’un autre côté elle peut exploser dans des manifestations populaires incontrôlables. C’est sommes toutes une assez bonne définition de ses deux composantes politiques majeures : la Droite  élitiste et réactionnaire et la Gauche sociale et révolutionnaire.

Est ce pour cela que Rashi aurait décidé que Tsarfat désignerait la France ? Je l’ignore.

J’affirme qu’une partie de la prophétie s’est déjà réalisée, dans la mesure où, comme le prédit Ovadia, les Sfaradim occupent déjà en abondance les villes en développement du Néguev. Lire, les villes où il n’y a pas de travail, et où le pourcentage  des gens qui vivent en deçà du seuil de la pauvreté est le plus élevé d’Israël.

J’ai pour ma part une autre définition de la France en hébreu. En effet, si on décompose Tsarfat en Tsar et Fat/Pat, on  obtient étroit comme Tsar, et Pain comme Pat. Or quel est le pays qui a inventé le pain étroit ?
C’est la France, patrie de la baguette.
par Alexandre
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Mercredi 28 mai 2008


S’il y a bien un sujet délicat à traiter, surtout pour un juif, c’est bien celui de Jésus. J’ai néanmoins décidé de m’y atteler. J’imagine que je ne vais pas me faire que des amis, ni dans la communauté juive, ni parmi les catholiques, et encore moins chez les sceptiques qui considèrent que les codes de la Torah sont aussi fiables que les codes qu’on pourrait imaginer dans "Harry Potter" ou dans "Guerre et Paix". Tant pis.

J’ai essayé de proceder de la manière la plus scrupuleuse et impartiale possible, autrement dit, en injectant tous les mots et concepts qui, à priori, lient Jésus au Christianisme comme au Judaïsme. 

La personnalité de Jésus est, qu’on le veuille ou non, centrale, or le sujet a été souvent occulté par les rabbins et autres penseurs juifs, qui, par peur, pudeur ou pour toute autre bonne/mauvaise raison ont préféré aborder le sujet du bout des lèvres, voir ne pas l’aborder du tout. L’Eglise quant à elle a tout simplement expurgé du Midrach et du Talmud toutes les références directes ou indirectes à Jésus. A ma connaissance, seul le rabbin Steinzaltz a réintégré dans le texte du talmud les passages censés parler de Jésus.

La première difficulté consistait à définir le nom de Jésus en hébreu. Finalement, j’ai décidé de chercher dans deux directions : Jésus de Nazareth Yéshu Minatsrat et Jésus le Nazaréen Yéshu Hanotsri. Précision: Hanotsri en hébreu fait référence au mot chrétien et non à la ville de de Nazareth.

Ces deux noms figuraient bien dans la Bible; le premier, une seule fois (Juges 21:4 à Samuel 18 :11) et le second à quatre reprises. Pour Yeshu Hanotsri, je me suis concentré sur la matrice qui commence dans le Lévitique (20 :11) et qui se termine dans Rois II (3:26) . Le démarrage du nom dans le Pentateuque a notamment justifié le choix de cette matrice plutôt que des trois autres.
Les matrices sont longues et plutôt illisibles;  pour leur donner un minimum de lisibilité, je les ai découpées en tranches qui suivent la démonstration qui reposera essentiellement sur la matrice de Jésus le Nazaréen. 

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Jésus et Marie.

La mère de Jésus, Marie, est on ne peut plus présente. Marie figure une première fois à l’horizontale, au dessus de son fils et une seconde fois croise son nom. ,

Marie en hébreu provient de Myriam. Or ce qui est fabuleux dans cette matrice est que Marie est intégrée dans Myriam, pour bien  nous faire comprendre que les deux prénoms sont identiques et que Jésus le Nazaréen est aussi bien le fils de Marie que le fils de Myriam. Par honnêteté, j’ai cherché le mot betoula qui signifie vierge et je ne l’ai pas trouvé. Pas de trace non plus de Joseph, que j’ai cherché scrupuleusement dans plusieurs matrices. L’importance prise par Marie/Myriam au dessus et à travers Yéshu Hanotsri m’a semblé suffisante pour authentifier Jésus, d’autant plus que Marie et Myriam figurent également dans la matrice de Jésus de Nazareth.
 
MERED-ROMA.JPGJésus, le révolté

 A l'extrême droite de la matrice, se croisent les mots révolte, méréd et Rome. Mieux encore, le M de Méréd est le même que le M de Rome. Manifestement Jésus se révolte contre Rome, sachant que ce n’est évidemment pas la puissance romaine qui se révolte ; elle aurait plutôt tendance à réprimer la ribambelle de révoltes qui ont éclaté avant Jésus et après lui. J’ai, bien entendu, cherché les mots Sanhédrin, Esséniens, Saducéens, Pharisiens, Juifs, Pâques, Pons Pilate…. et je n’ai absolument rien trouvé, comme si la Bible ne retenait que la révolte de Jésus contre Rome et rien d’autre, à ce stade.


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Rome  réagit contre la révolte en crucifiant Jésus. 

A droite de la tranche précédente - la matrice se lisant de droite à gauche - les mots Rome et/ou Romain jouxtent le mot Tslav qui signifie croix.  Tout commentaire est superflu. La puissance romaine semble infliger à Jésus une punition barbare, largement répandue à cette époque, la crucifixion. Le fait que l’on puisse lire aussi bien Rome que romain, indique que c’est une personne physique et non une entité impersonnelle qui exécute la sentence. Pas de trace d’une quelconque intervention des juifs, comme le veut une certaine tradition, qu’ils soient pharisiens ou saducéens. 


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Jésus, Messie ? 

Pour être totalement impartial, j’ai cherché, comme le veut la tradition chrétienne, le mot Messie et j’ai l’ai trouvé. Le mot Mashia’h figure en bonne place à la droit de Jésus. J’ai également cherché l’équivalent en hébreu de faux messie soit Mashia’h Chékér et j’ai également trouvé le mot Chékér, soit mensonge, à deux endroits ; l’un à la suite immédiate du mot Messie et l’autre en diagonale, droite gauche, traversant le mot Mashia’h.  Qu’en penser  à ce stade, si ce n’est que les deux traditions, juive et chrétienne retrouvent leurs petits. Pour les chrétiens, la présence du mot Messie associée à Jésus est naturelle et à la limite banale, pour les juifs qui ont, de tous temps considéré que Jésus était un faux messie ou Mashia’h shékér, la présence du mot shékér conforte leur point de vue. 

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Messie des Minim ?

Continuons vers la gauche, c'est-à-dire vers Jésus le nazaréen. J’ai repris la tranche de matrice précédente en l’enrichissant de deux mots qui sont Minim et Levana et qui méritent quelques explications. Levana a deux significations, lune et brique. J’oublie la lune pour m’attacher à la brique qui renvoie à un passage fameux du Talmud dans le Traité Sanhédrin. On y parle d’un Maitre nommé Ben Pra’hia qui avait un élève qui s’appelait Yéshu Hanotsri soit Jésus le Nazaréen/Chrétien. Sans revenir sur toute l’histoire, précisons qu’un différend majeur oppose Le Maître à l’élève qui, dépité quitte son Maître, saisit une brique et se prosterne devant elle.  Ce passage du Talmud figure, bien sûr, parmi ceux qui ont été censurés par l’Eglise. Pourtant il semble que quelques dizaines d’années séparent Ben Pra’hia de Jésus. Peu importe, la brique ou la symbolique qu’elle évoque sont importantes et méritaient d’être identifiées.

Minim est un mot peu délicat en hébreu pour désigner, entre autres, les Chrétiens. Sans aucun rapport avec "minime ou minimum".  Selon certaines sources, Minim désigne tout simplement les premiers chrétiens, sans connotation péjorative. Il semblerait donc, d’après la disposition des mots dans la matrice, que Jésus le Nazaréen soit le Messie des Minim.  
A droite de Jésus le Nazaréen on trouve Brit Chnia qui signifie Deuxième Alliance. En fait j’ai cherché "Nouveau Testament" et trouvé "Seconde Alliance", surmontée à nouveau de la brique ou Levana qui croise Jésus. En quelque sorte il semblerait que Jésus placé au milieu ait apporté ou symbolisé la seconde alliance pour les Minim situés à sa droite.  

La lecture de droite à gauche de la matrice globale, que je renonce à reproduire parce que complétement illisible, montre une progression qui commence avec la révolte de Jésus contre les Romains et se termine par une Seconde Alliance qu’il aurait apportée aux Minim ou premiers chrétiens, selon la terminologie hébraïque.
J’ai cherché, en vain, une vingtaine de mots, directement liés à la tradition chrétienne ou essénienne : Golgota, Via Dolorosa, Magdalena, Jean Baptiste, Pape, Vatican, Fils de lumière et Fils de l’obscurité… et n’ait absolument rien trouvé qui lie Jésus à la Chrétienté ou aux Esséniens. Cette absence de référence à l’Eglise s’apparente à l’absence de référence aux groupes ou tendances juives de l’époque de Jésus.  

La plupart des informations apparues dans la matrice Jésus le Nazaréen se retrouvent dans la matrice Jésus de Nazareth. Cette dernière néanmoins fait mention, bien sûr, de la ville de Nazareth mais aussi de Bethléem ou Beit Le’hém, ce qui n’est pas neutre.

Jésus, en hébreu peut s' orthographier de deux façons différentes: Yéshu en trois lettres (Youd chin vav) et Yéshoua en quatre lettres ( youd chin vav aïn) qui signifie « sauveur ». La seconde appellation est généralement adoptée par les chrétiens, alors que la première renvoie à la tradition juive. Je me suisdonc livré à quatre recherches, qui pourraient faire bondir certains d’entre vous, mais la règle d’objectivité que je m’impose est essentielle si on ne veut pas être taxé de partis pris. J’ai cherché : Yeshua ha mashia’h, Jésus le messie -Yeshua ben Yosef, Jesus fils de Joseph - Yeshua ben Myriam, Jésus fils de Marie et même Yéshua ben haélokim, Jésus fils de D.


Deux appellations sont sont introuvables dans le code : Jésus fils de Joseph et Jésus fils de D.
Deux appellations apparaissent clairement : Jésus le messie et Jésus fils de Marie.


Comme dans la matrice   précédente, Jésus le messie est associé au mot shékér, mensonge ; à deux reprises au moins, une à travers du nom et l’autre en diagonale en haut à gauche.  Rome, croix, Marie/Myriam, figurent égTANA-SHEKER.JPGalement dans la matrice complète. En prolongement du mot shékér, à gauche, on trouve le mot TANA qui est le terme par lequel étaient désignés les Sages à l’époque du Talmud. Est-ce à dire que Jésus était du niveau des Tanaïm mais qu’il professait des enseignements considérés comme mensongers ? Cette thèse trouve un écho chez certains qui affirment que Jésus aurait été un Talmid Hakham, un érudit, ayant étudié avec des maîtres prestigieux,dont Ben Par ‘hia mais que ses enseignements n’étaient pas vraiment cacher, au goût des Tanaïm/Pharisiens. Ce qui est parfaitement conforté par le Nouveau Testament qui rapporte l'abandon par Jésus de la cacherout, le service au Temple....



MARIE-MYRIAM.JPG
La matrice qui désigne Jésus par Yeshua ben Myriam, possède la plus grande probabilité statistique de toutes les matrices. On pourrait la qualifier comme la matrice de base. Or ce qui est époustouflant, c'est qu’elle confirme tout ce qui a été trouvé - et pas trouvé - dans les autres matrices. Absence, remarquée, de Joseph et toute référence au christianisme et, au judaïsme de cette époque. Jésus est le fils de Marie/Myriam ! Point à la ligne. Il a été crucifié par les Romains parce que rebelle !
On pourrait croire que le code simplifie à l’extrême le problème. Mais si on croit aux codes de la Torah, ce qui est devenu mon cas au fur et à mesure des cas étudiés,  il faut prendre les informations qui se dégagent dans les matrices telles qu’elles sont et s’en contenter.

Quelles conclusions peut-on tenter de dégager à la lumière des 6 matrices où Jésus figure, sous différentes appellations, toutes valables ?

Joseph, le père présumé,  n’est mentionné dans aucune d’entre elles. Or Yoseph, en hébreu, comporte quatre lettres, donc autant que Myriam ou Marie ; ce n’est donc pas un problème statistique.  A l’époque de Jésus, les hommes étaient désignés selon le nom du père ; exemple son maître supposé Yeshua ben Par’hia. Jésus fait exception. Il serait possible de rechercher le père sous d'autres noms; le Talmud fournit quelques  pistes. Mais ce serait là l'objet d'une autre étude.

La filiation maternelle est dominante puisqu’elle apparait dans les six matrices étudiées. 

Jésus ne se rattache à aucune religion ou tradition existante ou postérieure. Aucune référence au christianisme et une légère allusion au judaïsme à travers le mot Tana. Il est bien sûr possible de poursuivre les recherches. Mais nous nous contenterons pour l’heure des résultats proposés.

Jésus est associé au mot "messie", croisé avec le mot Shékér (mensonge), mais pas dans toutes les matrices et pas dans la matrice la plus probable : Jésus fils de Myriam. Les juifs pourraient prétendre que c’est un messie mensonger et à l’usage des seuls Minim, ou pour simplifier, des premiers chrétiens. Les chrétiens devraient se contenter de sa qualité de messie ; qu’il soit associé ou non au mot shéker, mensonge, n’est pas leur problème.

Cette étude est la seule à ma connaissance qui ait été faite sur Jésus dans le code de la Bible. Je l’ai voulue aussi impartiale que possible, ce qui n’est pas évident. Vos commentaires sont  les bienvenus.





 

par Alexandre
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Mardi 27 mai 2008